Prothèse Totale de Hanche Paris
Le cartilage est un tissu ayant la capacité de résister aux impacts et aux forces de frottement. Avec le temps et les traumatismes, il s’use: c’est ce que l’on appelle l’arthrose ou coxarthrose.
L'arthrose n'est pas dangereuse. L'opération n'est donc pas obligatoire ni urgente. Elle s'envisage uniquement lorsque les symptômes ne sont plus tolérés et que les solutions plus simples ne sont plus efficaces (antalgiques, infiltration, kinésithérapie...).
Cette chirurgie a bénéficié de 3 grandes améliorations :
- La résistance des matériaux
- La chirurgie sans section de muscle
- La plannification pré-opératoire
Résistance des matériaux
Une prothèse de hanche est constituée d'une bille fixée sur une tige. La tige permet l'enracinement de la prothèse dans le fémur. La bille s'articule avec une autre pièce : le cotyle qui est fixé dans le bassin.
La bille et le cotyle forme un couple de frottement.
Historiquement, ce couple de frottement était métal sur métal. Puis des nouveaux matériaux sont arrivés : le polyéthylène hautement réticulé vitaminé E et la céramique.
Les études en laboratoire (études tribologiques) ont permis d'évaluer le temps nécessaire pour user 1mm de prothèse :
- Métal/Polyéthylène conventionnel : perte d’épaisseur d’environ 0,1 mm par an → il fallait environ 10 ans pour user 1 mm d’épaisseur.
- Céramique/Céramique de dernière génération : perte d’épaisseur d’environ 0,001 mm par an → il faudrait environ 1000 ans pour user 1 mm d’épaisseur.
Le polyéthylène de dernière génération présente une usure d'environ 0,01 à 0,02 mm par an selon les études cliniques et radiostéréométriques (ex. : 0,015 mm/an en moyenne avec têtes céramiques Delta). Il faudrait ainsi environ 50 à 100 ans pour user théoriquement 1 mm d’épaisseur du polyéthylène
Ces chiffres illustrent la très grande résistance à l’usure des nouveaux matériaux. Bien sur, l’usure réelle dépend de l’activité du patient, du positionnement des implants et d’autres facteurs individuels.
Chirurgie sans section de muscle
Pour implanter une prothèse, il est possible d'accéder à la hanche en contournant les muscles sans les sectionner. On appelle cela la Voie Antérieure de Hueter.
Cette technique offre des bénéfices en post-opératoire précoce :
- réduction des douleurs,
- meilleure fonction et mobilisation plus rapide dans les premières semaines à mois,
- taux de luxation inférieur dans plusieurs études
Dans la majorité des cas, après une prothèse de hanche, il est possible de marcher le jour de l'opération, monter et descendre les escaliers le lendemain.
Plannification pré-opératoire
Grâce aux nouvelles technologiques, il est possible de préparer l'opération afin que la prothèse s'adapte au patient et non pas l'inverse.
Un scanner pré-opératoire est réalisé permettant de modéliser en 3D la hanche et mesurer tous les paramètres morphologiques (longueurs des os...).
Grâce à des radiographies du bassin en position assise et debout, il est possible d'analyser la mobilité du bassin.
Les informations sont fusionnées pour obtenir un double numérique du patient sur lequel on implante une prothèse virtuelle. Cela permet de choisir la bonne taille d'implants mais aussi de programmer leurs bonnes orientations afin de reproduire une mécanique naturelle de la hanche et éviter une luxation.
Une fois cette étape virtuelle réalisée, il faut passer au réel.
Une réplique de la hanche, taille réelle, est créée grâce à une imprimante 3D. Des guides de coupe et gabarit sur-mesures sont conçus. Ils permettront pendant l'opération de couper le fémur exactement au bon endroit et orienter le cotyle grâce à un systeme laser.
L'objectif est de réduire l'aléa thérapeutique.
Changement de prothèse : les causes
Infection
Infection aiguë ou chronique
Instabilité/Luxation
Déboitement de la prothèse
Fracture péri-prothétique
Traumatisme ou fragilité osseuse
Autres
Malposition, inégalité de longueur...
Changement de Prothèse
L’objectif est de privilégier la technique la moins invasive possible afin d’assurer une récupération plus rapide.
Anticipation des difficultés
Avant toute intervention, on réalise systématiquement :
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Un bilan radiographique et scannographique pour évaluer la qualité et les pertes osseuses
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Une planification préopératoire sur ordinateur
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Une ponction articulaire à la recherche d’une infection latente
Voie antérieure privilégiée
Chaque fois que les conditions le permettent, le Dr Rigoulot privilégie la voie antérieure sans section musculaire. Elle permet une récupération plus rapide tout en offrant une grande souplesse thérapeutique : changement total ou partiel de la prothèse et reconstruction osseuse du cotyle si nécessaire (cage de Kerboull, anneau de Burch…).
Stratégie thérapeutique personnalisée
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Changement total ou partiel de la prothèse
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Choix de la voie d’abord (antérieure ou postérieure)
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Sélection des implants les plus adaptés
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Reconstruction ou renforcement osseux lorsque cela est nécessaire
Prise en charge optimisée de la douleur
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Injections d’anesthésiques et d’antalgiques directement dans les muscles pendant l’intervention
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Cryothérapie postopératoire
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Privilège de la voie antérieure sans section musculaire
Lors de la consultation, le Dr Rigoulot vous expose en détail votre situation, les différentes options possibles avec leurs avantages et inconvénients, ainsi que les risques et les scénarios peropératoires envisageables.