Ligament Croisé Antérieur
Le rôle principal du ligament croisé antérieure (LCA) est d’empêcher le glissement du tibia vers l’avant par rapport au fémur. Il constitue donc un stabilisateur essentiel lors des appuis/réceptions et des changements de direction.
La rupture survient généralement lors d’un mouvement de torsion ou de pivot avec le pied fixé au sol (football, handball, basketball, ski…).
Le mécanisme classique est un traumatisme indirect : le pied reste fixé au sol tandis que le genou subit une force combinée de valgus (genou qui s’effondre vers l’intérieur) et de rotation du tibia.
Toutes les ruptures du LCA ne justifient pas une intervention chirurgicale. La décision est individuelle et repose sur l’évaluation clinique après une période de rééducation bien conduite.
La présence de fissure méniscale associée est un facteur aggravant car le risque d’arthrose précoce du genou est significativement augmentée, parfois de 10 à 15 ans par rapport à un genou sain.
Ligament Croisé Antérieur
La reconstruction est généralement indiquée dans les situations suivantes :
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Instabilité fonctionnelle persistante (sensations de dérobement ou de lâchage du genou dans la vie quotidienne ou sportive)
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Pratique de sports à pivot, à rotation ou à contact
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Présence de lésions associées (ménisque, cartilage articulaire ou autres ligaments)
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Patient jeune et/ou ayant des exigences professionnelles ou sportives élevées
Chez les patients présentant peu ou pas d’instabilité et pratiquant des activités à faible contrainte, un traitement conservateur par rééducation ciblée peut être suffisant.
Le principe de l'opération est de prélever un tendon qui servira de greffe pour reconstruire le LCA.
Toutes les techniques sont efficaces. Elles ont leurs avantages et inconvénients.
La stratégie du Dr Rigoulot est d'utiliser le DIDT pour son faible taux de complication du site donneur, de la grande surface de contact entre greffon-os, et de garde le tendon rotulien/quadricipital pour les reprises car il permet un apport d'os.
Une ténodèse antéro-latérale au Fascia lata (Lemaire) est toujours proposer pour diminuer le risque de re-rupture.
Ménisque
Les ménisques sont les amortisseurs naturels du genou. Il stabilise le genou et augmente la surfaçce de contact entre fémur et tibia.
Les ménisques sont un capital santé qui, malheureusement, ne va qu'en diminuant. Le potentiel de cicatrisation des ménisques est plutôt faible.
Il faut tout faire pour protéger les ménisques et les réparer lorsque c'est possible.
Enormément de facteurs sont à prendre en compte pour élaborer une stratégie de traitement du ménisque :
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Âge
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Type et Localisation de la fissure
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Chronologie : lésion récente ou ancienne
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Lésions associées : cartilage/ligaments
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Niveau sportif et exigences sportives
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Facteur X : rapport au risque et à la douleur, observance...
Le Dr Rigoulot propose en général de hiérarchiser la prise de risque en commençant toujours par des traitements non chirurgicaux lorsque c'est possible.
Cartilage
Lorsque le cartilage du genou est abîmé de façon localisée (lésion focale), il est possible de faire des réparations :
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Mosaïcoplastie
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Réparation du cartilage par cartilage autologue fragmenté
Ces interventions sont particulièrement adaptées aux patientes jeunes et actives.
La mosaïcoplasty
Cette technique consiste à prélever de petits cylindres d’os et de cartilage sain dans une zone du genou qui ne supporte pas le poids du corps, puis à les transplanter dans la zone lésée, comme les pièces d’une mosaïque. Elle se réalise en une seule opération et permet de reconstruire une surface de cartilage de bonne qualité.
La réparation par cartilage autologue fragmenté
Il s'agit d'une technique moderne réalisée en un seul temps opératoire. Elle consiste à prélever du cartilage sain sur le patient, à le fragmenter finement, puis à le mélanger avec du plasma riche en plaquettes (PRP). Ce mélange est appliqué dans la zone lésée et fixé par un caillot biologique.